Écrire.
Grâce à 26 petites lettres on peut tant dire, se raconter à soi ou aux autres, c’est selon. Par moment dans notre vie, dans la mienne du moins, c’est la page blanche, le grand vide. Aucune lettre ne veut se commettre, aucun mot ne s’aligne, jouant devant mes yeux un chassé-croisé qui jamais ne se pose, ne s’arrête pour faire sens.
La tête, le cœur n’ont plus d’inspiration. C’est dire qu’il manque l’encre nécessaire pour se raconter, se partager. Depuis les derniers mois j’attends de retrouver ce mojo, cette drive. Rien à faire, le clavier me rebute, je ne sais pas par où commencer. Je ne sais plus de quoi j’ai envie de parler, tout étant noyé dans un grand flou.
C’est peut-être là le meilleur sujet. L’inconnu.
Non en ce moment c’est beaucoup trop vaste, je vais m’y perdre.
L’inconfort?
Clairement assise dessus depuis un bout, je suis trop optimiste pour regarder de ce côté.
L’espoir alors?
Non plus, c’est une notion trop fragile, je serais comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je casserai tout.
Et puis il y a tant de choses auquel il faut faire attention, de personnes à qui on doit ou ne doit pas dire notre pensée. Je sens trop de cordes, de pièges…
Alors je ne vous écrirais pas. Pas encore.
Je vais plutôt prendre l’air. Quitter les claviers, qu’ils soient laptop. Iphone, Ipad.
Retrouver le plaisir de skier avec des amis et mes filles. Faire ensuite une grosse bouffe et avoir un samedi soir rempli de rires, d’histoires de toutes sortes. Faire de cette soirée ce que tous les soirs de fin de semaine devraient être, un plaisir qui se vit dans le concret. Et dimanche, je me promets un gros bol de café latté avec des croissants au beurre, le tout sans aucun remord.
Et je vais être heureuse.
Je l’avais oublié voyez-vous. Je ne m’oublies plus maintenant.
Jour 1 de moi.