Quel âge me donnez-vous?… C’est une question bête non?
Parce qu’en fait l’âge que l’on a est tout sauf physique. Je reprends un cliché, je sais, mais c’est ce que l’on dégage en terme d’énergie, d’idées, de drive qui nous définit sur l’échelle du temps. Et donc ça se passe bien au-delà du body. Je connais des filles et des gars de 25 ans qui ont l’air d’en avoir 57 et vice et versa. Le look n’a rien à voir avec cette impression. Ce sont carrément de jeunes vieux et de vieux jeunes. Bon ceci dit, pourquoi est-ce que je pense à tout cela?
Simplement (ok surtout!) parce que ma grande amie Marie a eu la lourde tâche d’être la première fille de notre gang à passer par ce fameux 40 ans le mois dernier. Quarante. Deux fois 20 ans, ouf… Et je vous jure qu’elle ne les fait pas. Pas que ce soit un problème de “faire son âge”, non, non, sauf que de dire que l’on est quarantenaire, ça fait réfléchir…
J’ai encore du temps devant moi, c’est l’avantage ultime d’être le bébé de sa gang. Tout de même, je vois ce jour arriver certainement plus vite que je ne le souhaite vraiment. Mais au fond, qu’est-ce qui nous fait si peur dans ce changement de dizaine? La fatalité de nos choix faits jusqu’à présent? Le droit que l’on se retire tranquillement de faire des erreurs, des essais? De croire que le meilleur est derrière nous et non devant?
Avec tout ce que j’ai vécu dernièrement, avec les choix que j’ai fait, je ne peux tout simplement pas adhérer à cette pensée. Je me dis que le meilleur doit forcément être devant. Que le passé m’a appris un tas de choses, j’ai des rides pour me le rappeler d’ailleurs, et que ça ne doit pas devenir un poids mais plutôt une assurance-vie. Je décide donc de ne rien regretter. Il faut savoir tirer profit de tout, de nos bons coups comme de nos erreurs, aussi grandes soient-elles… Et à partir de là, de me redonner le droit d’avoir 18 ans et non 54 ans comme j’ai eu tendance à le faire ces derniers temps. Mieux encore, reprendre tout simplement le contrôle de mes 36 ans et vivre le moment présent à fond.
La vie est belle, là vie est là. Il faut savoir la choisir.
Et comme l’a si bien dit Forest Gump : “Life is like a box of chocolates. You never know what you’re gonna get.“
J’espère juste éviter ceux à la cerise qui sont franchement trop sucrés, non?

2 commentaires
Flux de commentaires pour cet article
9 septembre 2010 à 22:15
Mélanie
Nadège, tu tombes tellement pile dans tes propos…Depuis un an et demi, depuis que j’ai quitté le père de mes enfants après quinze ans de vie commune, j’ai repensé ma vie. Et, là où ton propos me touche, est que mon âge (36) ne m’a jamais autant fait réfléchir ! Même si on me dit souvent que j’ai l’air au moins sept ans plus jeune, en voyant la quarantaine arrivée bientôt, j’ai réalisé que le temps passe vite…et que je ne veux pas le manquer ! …Tu sais, faire partie de la parade et non pas seulement la voir passer…Où suis-je rendue dans ma vie ? Au plan carrière, famille et personnel ? Quels étaient mes ambitions il y a 20 ans ? Est-ce que j’ai atteint mes objectifs ? Est-ce que j’aurais pu faire les choses autrement ? Est-ce que je suis fière de moi ? Suis-je heureuse ? Autant de questions auxquelles j’ai essayé de répondre honnêtement…Je me suis rendue compte que l’important n’était pas les réponses, car le passé ne reviendra jamais. L’important est de regarder devant moi…Je ne peux pas savoir l’avenir non plus, donc dois-je me fixer des objectifs ? Comment savoir que je ne ferai pas les mêmes erreurs ? Qu’est-ce que je veux raconter à mes petits-enfants à 85 ans ? La seule chose que je sais vraiment est que je veux vivre consciemment chaque jour, chaque moment, sans perdre une seconde…en me posant toujours la même question : que veux-tu dans la vie ? que peux-tu faire pour être heureuse ? et mes choix seront toujours fait en fonction de ça…
Bon, en plus, il fallait que mon nouvel amoureux soit plus jeune que moi ! Et oui, il a 29 ans, sept ans de moins que moi ! SEPT ! Pas facile de réaliser que mon entrée au BAC coïncidait avec son entrée au secondaire… !!! Mais, je te jure que la quarantaine je ne la sens pas venir maintenant…On veut même un bébé…! C’est merveilleux d’avoir en soi la sagesse des 35 ans et plus, et de se permettre les mêmes ambitions avec la même énergie qu’à 25 ans…Je suis très saine là-dedans. Je suis ce que j’ai toujours voulu être…Et la quarantaine, quand on en à l’air de 30, elle devrait nous rendre fière !
6 décembre 2010 à 11:46
Den Yann P. Pouyez
Bonjour Nadège,
Je me suis permis de prendre une petite pause café dans mes études et de lire ton blogue. Je t’avouerai que je ne lis pas vraiment de blogue et que c’est la première fois que je découvre le tien. J’étais agréablement surpris de voir toute cette authenticité partagée en ligne. J’aimerais donc pouvoir faire du pouce sur ce que tu as écrit et partager aussi ma réflexion au sujet de l’âge.
Si je pars du principe scientifique et froid, concrètement l’âge se résume au nombre de rotations autour du soleil que l’on a passé sur Terre. Un peu plate comme définition, n’est-ce pas? Puis, il y a aussi l’âge au niveau développemental, avec toutes ses phases; la phase du non, la phase du complexe d’Œdipe (ou d’Électre), la crise d’adolescence, la crise de la vingtaine, trentaine, quarantaine, etc… Mais sommes-nous si prévisibles que cela et si prédéterminés? Avons-nous réellement une crise à chaque décade à partir de vingt ans? Pourtant, certaines personnes m’ont rapporté qu’en Afrique, la plupart des gens ne connaissent même pas leur âge. Je me questionne alors, est-ce qu’ils passent aussi par les mêmes phases que nous? J’en suis persuadé que non. Et pourtant, on nous fait parfois gober ces phases comme si c’était une fatalité. À mon avis, le poids de l’âge se vit selon ce que nous voulons bien lui attribuer.
Les médias contribuent aussi à vouloir définir un âge idéal, comme si nous devions tous nous situer à environ vingt ans, particulièrement au niveau physique. Cependant, même si je ne suis pas une femme, je reconnais que d’énormes pressions sont faites sur vous (et même sur nous) pour que vous paraissiez jeunes et pimpantes. Par contre, je crois qu’il ne faut pas uniquement se limiter à l’aspect physique de l’âge, qui est indubitablement et irrémédiablement impossible à atteindre et à maintenir tout au long de la vie. Pour cela, à mon avis, nul ne me contesterait si je disais que c’est une fatalité. De plus, c’est si simpliste et réductionniste comme vision, ne trouves-tu pas?
Pourquoi n’y aurait-il pas alors l’âge de l’existence, celui de l’expérience vécue, des leçons apprises du passé (et non pas des regrets, qui ceux-ci amènent à la honte), le plaisir du moment présent et la construction d’une vision future? Pourquoi ne pas simplement oublier le terme vieillir, et le remplacer par grandir, évoluer et améliorer. Ce que l’on perd en aspect physique, on le gagne en vécu et en richesse de vie.
Je t’appuie donc à fond dans ce que tu dis, il faut « vivre le moment présent à fond. »
Bonne journée chère cousine
Den Yann P. Pouyez